CAPITALISME APATRIDE CONTRE PEUPLES ENRACINES

Publié le par David L'Epée

« Le pays d’où l’on vient n’est pas un endroit généralisable ou indifférencié. Il est foyer et paix ; nourriture pour le corps, l’intellect et l’esprit ; bien-être du coeur. [...] Dans un monde de vols low cost, de lap tops et d’Internet, nous regardons fièrement la mobilité comme une preuve de progrès. Eh ! Nous sommes des capitalistes nomades dans le vent ! Nous aimons le changement. Seuls les perdants sont attachés à leurs racines. Mais c’est là un pur mythe. En réalité, c’est un impératif humain naturel de s’identifier à un lieu et de construire son identité autour de son confort et de sa permanence. »

 

Glenn Albrecht, philosophe australien, New-York Times, janvier 2008

Publié dans analyse

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Nicholas Volodimer 18/03/2008 02:03

Constat amère que devra supporter la société et l'individu, et les conséquences sur la vision du monde et le psychologique, seront graves, Albrecht a d'ailleurs créé un mashup entre les mots confort et douleur qui se traduisent par la "solastalgie", autrement dit un déracinement dans l'habitat inchangé, syndrôme touchant les individus confrontés aux changements de leur environnement (dans le cas présent, changements climatiques) causant des troubles du comportement et parfois des suicides.

Par ailleurs un excellent article est paru dans Wired (16.01 page 70) sur le sujet.