« Le développement des échanges mondiaux se traduit par une accumulation du pouvoir (en dollars) de certains
lobbies de milliardaires. Le mondialisme est l’aspect politique institutionnel de ces changements économiques. C’est une approche de l’évolution des sociétés humaines tendant à créer un centre
unique et mondial de décision économique et financier (contrôlant les pouvoirs politiques), une pensée unique et une langue unique (le globish
anglo-américain). [...]
Sur le plan mondial, quatre opposants dont deux alliés majeurs. Le Vénézuélien Chavez et l’Iranien Ahmadinejad qui, par leurs politiques nationalistes agressives, emmerdent profondément la communauté internationale. Leurs atouts principaux
restent les ressources naturelles diversifiées : or, diamants, charbon, énergie hydroélectrique. [...] La Chine, qui par sa forte
population, jouit d’une force de main d’oeuvre actuellement inégalable (sauf peut-être par l’Inde dans un futur possible). A elle seule, par ses actifs en dollars, elle peut déclencher une crise
financière aux Etats-Unis. Il lui suffirait pour ce faire de mettre sur le marché ses bons du Trésor ou de retirer tous ses dollars à l’aide de la Banque populaire chinoise. [...] La Russie et son [ex-]président Vladimir Poutine. La mondialisation persistant, la Russie s’affirme comme un médiateur de plus en plus incontournable
entre les nations du monde. En cas de conflit entre la Chine et les Etats-Unis, le choix de la Russie serait déterminant pour la suite des
événements. Cette carte, ainsi que l’indépendance dont fait preuve le gouvernement russe sur le plan mondial, permet à ce pays d’avancer ses pions, étant même dans la possibilité de
proposer un bouclier antimissile (avancée technologique d’importance géostratégique) à l’instar des Etats-Unis. Le regard de ce pays reste encore tourné sur l’Europe, et son influence est grande
dans les Etats d’Asie centrale, de Transcaucasie et d’Europe de l’Est. [...]
Si l’un des pays européens les plus développés sortait enfin du système mondialiste pour s’y opposer, il trouverait comme alliés la Chine, la Russie, l’Iran, le Venezuela, les pays d’Amérique du
Sud, d’Afrique, d’Asie... Il pourrait sortir du carcan totalitaire de l’Union européenne et bloquer ses méfaits. En bref, il pourrait
tout aisément inverser la vapeur. Les pays scandinaves, compte tenu de leur organisation sociale, de la santé publique, de l’éducation,
etc., pourraient devenir la future grande puissance de l’Europe, mais leur démographie actuelle et leurs gouvernements (qui sont les mêmes que pour tout pays développé) ne le leur permettent pas.
Les pays d’Europe les plus affirmés sont encore actuellement la France, l’Angleterre et l’Allemagne. L’Angleterre est parasitée par un
mondialisme qui lui est culturellement attaché, par la position qu’elle tient depuis ces derniers siècles. S’opposer au mondialisme n’est pas dans ses intérêts directs. Il ne reste donc plus que
deux pays capables de briser le cercle infernal du mondialisme en un coup de massue : la France et l’Allemagne. [...] [La France] possède des atouts stratégiques que l’Allemagne ne possède pas. L’aveuglement de sa population est sa principale
faiblesse, l’éducation nationale étant une véritable fabrique de crétins courant vers l’autodestruction. »
"Vers l’asservissement des peuples", La Cocarde
n°16 (organe de la Gauche Nationale), décembre 2007 - janvier 2008
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