RAP DE PATRIOTE

Publié le par David L'Epée


« Greis, le rappeur d’outre-Sarine, aime le français. Au point d’écrire et de scander dans cette langue. [...] Sur son second album, le monsieur Greis grave ses lyrics en allemand et en français, version moitié-moitié. [...] Altermondialiste critique de l’altermondialisme ("un mouvement où les jeunes veulent consommer de la révolution, là tout de suite, sans réfléchir"), le rappeur s’enflamme pour sa patrie. Greis refuse ainsi de laisser à la droite, d’abord l’UDC, le monopole des symboles nationaux. La réappropriation s’impose, dans son cas par le texte. Tel ce paysan Ferdinand, bûcheron à ses heures perdues, qui traverse l’album du rappeur patriote. A la première rencontre, planté dans le décor des années 1930, l’homme à la faucille parle de socialisation des moyens de production. Plus tard, Ferdinand file combattre auprès des Brigades Internationales, Guerre d’Espagne oblige. Ce n’est pas toujours très poétique, mais au moins Greis évite, lui, d’appeler à sodomiser Christophe Blocher pour vendre ses disques. »


Yves Steiner, "Greis : Rap de Patriote", L’Hebdo, 14 février 2008

Publié dans Suisse

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Bruno 25/03/2008 11:31

Enfin j'ajoute qu'à partir du moment où la nationalité ne veut plus rien dire, la préférence nationale idée chère au FN, devient contre-productive, et même nocive.
Il ne faut pas parler de "préférence nationale" mais d' "exclusivité européenne". L'emploi en Europe ne doit pas être en priorité à x par rapport à y, mais doit être réservé aux Européens.
C'est à dire que si aucun Européen ne peut faire le travail, alors personne ne le fera. Concrètement, cela aboutira à la hausse des salaires, et donc le patron trouvera une main d'oeuvre indigène... plus chère, s'il veut que son entreprise fonctionne. Tant pis pour lui...
Il faut le dire et le proclamer, il y a trente ans... nous n'avions pas besoin d'immigrés mais de hausses de salaires. Et comme le patronat à tout prix voulait ne pas être pris en otage par les travailleurs français, il a obtenu du gouvernement l'appel à une main d'oeuvre d'abord coloniale puis post-décolonisation.

Bruno 25/03/2008 11:28

La "coopération en Afrique", tel que la préconise Marine Le Pen (tout comme Ségolène Royal d'ailleurs) c'est une forme de néocolonialisme paternaliste, donc du racisme. Le soutien avéré et affiché au maintien dans la France des des dom tom, ces vestiges de l'empire colonial, c'est un relicat du colonialisme. Alors que dans notre intéret, comme dans le leur, faut cesser toute coopération et accorder l'indépendance à ces peuples, une bonne fois pour toutes.
Sur le reste, dans un pays, le travail doit être réservé aux citoyens, c'est à dire en appliquant une clause d'exclusivité. Ensuite la nationalité pour avoir du sens doit reposer sur le principe du droit du sang intégral, ce qui est un concept juridique fondé sur le principe de l'héritage, de l'ascendance, et non sur des critères anthropologiques. En ce sens, la nationalité ne se concède pas, ne s'obtient pas, ne se mérite pas, ne s'acquiert pas financièrement ni par adoption, elle s'hérite exclusivement. C'est le principe de Périclès, c'est un principe républicain, et même anti-raciste par excellence : quelque soit la classe sociale à laquelle on appartient, on hérite de la nationalité de ses pères. C'est le droit du sol, droit féodal à l'origine, qui ouvre la porte au nomadisme planétaire, au racisme.

Bruno 25/03/2008 06:16

Le rap est-il un "style musical" originaire d'Europe ?
Il me semble que non, même si des Blancs l'imitent par déculturation (come Eminem).
Quant à la France j'ai souvenir des propos de JC Martinez il y a quelques années, voyant dans le rap des banlieues, un excellent moyen de défendre la francophonie...

David-L'Epée 24/03/2008 21:49

Il n'y a rien de raciste dans les textes de Greis, et je ne vois pas où tu vois la Françafrique dans un article qui parle de la patrie suisse et de la guerre d'Espagne... De plus, Greis est blanc (puisque tu sembles y accorder beaucoup d'importance). Mais si tu en es encore à considérer Marine et Jean-Claude Martinez comme des gens d'extrême droite... Ceci dit, j'aime aussi beaucoup Laibach, mais pas forcément pour les paroles.

Bruno 24/03/2008 18:11

Une débilité raciste qui ne peut plaire qu'aux JC Martinez, Marine et Cie et autres truffes d'extreme-droite qui préfèrent défendre la "françafrique" plutot que l'Europe européenne.
Personnellement je préfère Laibach...