IN MEMORIAM : ZHOU ENLAI

Publié le par David L'Epée

« Hier vendredi marquait le 110ème anniversaire de la naissance du Premier ministre chinois défunt Zhou Enlai. Les hauts dirigeants du pays se sont retrouvés pour évoquer la contribution à la nation du camarade Zhou Enlai. Hu Jintao, Président de l'Etat et Secrétaire général du Parti communiste chinois, a présidé à la cérémonie commémorative et appelé le peuple à prendre exemple sur l'esprit de Zhou Enlai. Hu Jintao a déclaré qu'en tant que marxiste, Zhou Enlai a été un grand révolutionnaire prolétarien, doublé d'un homme d'Etat et diplomate d'envergure.

 

Zhou Enlai a été l'un des dirigeants principaux de la Chine et du Parti communiste chinois et a grandement contribué à la fondation de la République populaire de Chine. Il a aussi été un membre important la première génération du gouvernement central dirigé par le Président Mao Zedong. Le Président Hu a évoqué la carrière révolutionaire de Zou Enlai, longue de plus de 50 ans et son entier dévouement envers le Parti et le peuple. Hu Jintao a encore souligné que la commémoration en l'honneur de Zhou Enlai avait aussi pour but de transmettre et développer l'esprit de ce grand homme dans le futur de manière à transformer le rêve révolutionnaire en réalité et à construire ensemble un pays socialiste moderne, prospère et civilisé. »

 

Luo Lisi, CCTV (1ère chaîne de télévision chinoise), 3 mars 2008

 


Zhou-Enlai.JPG 
« Chaque phrase, assez longue, commence sur un ton très calme, presque doux. Quel homme distingué, se dit-on, quel gentleman, quel diplomate cultivé, et puis le rythme s’accélère, et quand il arrive à la fin de la période, sa voix devient beaucoup plus forte, il martèle les mots, les scande avec violence et même brutalité. On comprend alors qu’il est aussi un homme de parti, une force de la nature, un volcan, dont la flamme intérieure brûle longtemps invisible mais qui, le moment venu, entre en éruption et crache le feu. »

 

Alfred Max, La Chine comme si Vous y Etiez, Gallimard, 1973, p. 61-62

 

 

« Zhou Enlai, c’est Talleyrand dans le rôle de Richelieu : un produit raffiné de l’ancien régime au service du nouveau. »

 

Alain Peyrefitte, Quand la Chine s’éveillera, le Monde Tremblera, tome I, Fayard, le Livre de Poche, 1973, p. 149

Publié dans nos prédécesseurs

Commenter cet article

Bruno 13/03/2008 13:08

Je préfère m'en référer à la tradition socialiste européenne, depuis la République romaine pré-impériale et ses citoyens-paysans-soldats, et les socialistes européens du XIXe Siècle : Saint-Simon, Proudhon, Ménard, Malon, Blanqui, et même Jaurès, que de me référer à des modèles non-européens qui ont de plus facilement tombé dans le totalitarisme de masse.
J'ajouterais aussi le tryptique : Machiavel, Voltaire, Nietzsche.