LE 24 FEVRIER, VOTONS NON A LA REFORME FISCALE !

Publié le par David L'Epée

24f-vrier.jpg« Selon notre Ministre des Finances Hans-Rudolph Merz et tous les leaders de la droite économique et politique, la réforme de l’imposition des entreprises, qui sera soumise au peuple le 24 février, favorisera les PME, la croissance et la création d’emplois. En réalité, rien n’est plus faux, car cette croissance profiterait essentiellement aux couches les plus fortunées de la population. [...] Cette réforme s’inscrit dans la droite ligne des projets qui visent à aggraver les inégalités fiscales entre les salariés et les détenteurs de capitaux, au profit de ces derniers. [...] Les principaux vainqueurs du oui le 24 février seraient au nombre de 8400 personnes, soit deux pour mille des contribuables. Par contre, les autres PME, les 3,8 millions de salariés et le 1,8 millions de retraités du pays n’auraient rien du tout. Ce projet diminue les impôts de ceux qui sont déjà des privilégiés. Or, avec les montants, on pourrait augmenter de cent francs par mois chaque rente AVS ou chaque allocation familiale. Si elle voyait le jour, cette réforme entraînerait une perte annuelle de recettes de deux milliards pour la Confédération et les cantons, et de 300 à 400 millions pour l’AVS. [...]


Si ce projet devait passer le cap, la droite ne s’arrêterait pas en si bon chemin. Plusieurs projets sont déjà en train de réduire voire de supprimer l’impôt fédéral direct et de le remplacer par une hausse de la fiscalité indirecte. Et tout cela au nom de la croissance, alors que l’exemple des pays nordiques montre qu’une fiscalité juste et importante n’empêche pas d’avoir une bonne santé économique. »


Jean-Claude Rennwald, vice-président de l’Union Syndicale Suisse (USS), Le Temps, 1er février 2008

Publié dans Suisse

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