DROITE "RÉAC" CONTRE DROITE LIBÉRALE ?

Publié le par David L'Epée

« L’ultra-libéralisme, qui se radicalise encore chez les libertariens, ne s’en prend à l’Etat que pour célébrer les vertus supposées de la liberté économique, dont les lois (la main invisible du marché ?) remplacent celle de la nature. La morale du profit tient lieu d’harmonie sociale, elle est le monstre de l’individualisme. Ce libéralisme hérite de la contre-révolution le refus de toute constitutionnalisation volontariste et contractuelle des rapports humains. Il convient néanmoins de souligner qu’il réintroduit la sauvagerie dès lors qu’il ne fait pas non plus référence à la loi divine. Il ne compense pas les inégalités naturelles, car, profondément inégalitaire, il ne justifie pas l’inégalité par les fonctions organiques, mais par la seule différence des talents : c’est une nouvelle version du darwinisme social, qui broie les individus. [...] Par ailleurs, ce qu’il reste aujourd’hui de la droite contre-révolutionnaire conteste radicalement la loi du marché et le libéralisme économique, au nom de l’intégrité de la personne, puisqu’elle y dénonce l’aliénation des individus en travailleurs exploités et en consommateurs bêlants. »

 

Gérard Gengenmbre, auteur de "La Contre-Révolution ou l’Histoire Désespérante" (Imago, 1989), Le Nouvel Observateur, novembre-décembre 2007

 

Si nous avions à choisir entre deux maux, nous choisirions bien évidemment le moindre : les penseurs contre-révolutionnaires nous inspirent moins de défiance que les nouveaux imams de l’atlanto-libéralisme. Comme le propose Soral, l’heure n’est-elle pas venue de faire se rencontrer « les réactionnaires qui ont souvent eu raison et les progressistes qu’on a souvent trompé » ?...

 

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