UN RACISME PASSÉ SOUS SILENCE

Publié le par David L'Epée

Au sujet d’une enquête sur le racisme réalisée par l’Association Israélienne pour les Droits Civiques (ACRI) :

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« Selon ce rapport, 55% des Israéliens juifs évitent de fréquenter leurs concitoyens arabes. 75% refusent d’ailleurs d’habiter dans le même immeuble ou dans le même quartier qu’eux. Si 55% des israéliens estiment que les 1'200'000 Arabes de l’Etat hébreu devraient être poussés à quitter le pays, l’idée d’un "transfert" est surtout populaire parmi les adolescents dont 70% marquent leur entière adhésion à ce projet. Etonnant ? A priori, le travail de l’ACRI ne fait que confirmer les nombreuses autres enquêtes publiées depuis une dizaine d’années par une série d’institutions dans les universités de Haïfa, de Tel-Aviv et de Jérusalem. Mais il souligne également une aggravation de la situation puisque 78% de la population juive d’Israël est désormais opposée à la présence de ministres arabes au gouvernement au lieu de 65% en 2005. 72% estiment que leurs concitoyens arabes sont "bêtes et sales" au lieu de 60% en 2004. Seul ministre arabe du gouvernement, Rajeb Majadleh (travailliste) se déclare d’autant plus "consterné" par ces chiffres que le racisme anti-arabe se développe de manière inquiétante en milieu scolaire et que "rien n’est fait pour y remédier". Quant au député Watel Taha, l’une des figures de proue du parti arabe israélien Balad, il estime qu’Israël "ressemble à l’Allemagne à la veille de la Seconde Guerre mondiale". Selon le président de l’ACRI Samy Michael, la situation continuera à se détériorer tant que les Arabes israéliens se verront refuser l’entrée de certains cafés et restaurants, tant que la plupart des employeurs juifs refuseront de les engager en raison de leurs origines. »

Serge Dumont, Le Temps, 10 décembre 2007

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