NOUVELLE CONSTITUTION POUR LA BOLIVIE

Publié le par David L'Epée

Evo-Morales.jpg« [La nouvelle constitution bolivienne] va apporter plusieurs changements fondamentaux. Elle définit notamment la Bolivie comme un Etat plurinational, social et communautaire. C’est la raison pour laquelle l’équipe au pouvoir parle de la fondation d’une IIe République Bolivarienne [la première étant celle du Venezuela]. Pour la première fois, les Indiens sont reconnus par un texte constitutionnel. Cela permettra aux peuples autochtones d’assurer leur autodétermination et de gouverner leurs territoires selons leurs us et coutumes. Il y aura plusieurs systèmes judiciaires ainsi qu’un contrôle (assorti d’un droit de veto) sur l’utilisation des ressources naturelles découvertes sur leurs territoires. Dans le domaine social, la nouvelle Constitution va élargir la palette des droits du citoyen et garantir la sécurité sociale à tous les Boliviens. »

Pablo Ortiz, Pagina 12 (Buenos Aires), décembre 2007

« Evo Morales a réaffirmé son soutien au projet de Constitution, annoncé l’expropriation de 180'000 hectares dans le sud du pays afin de les redistribuer aux paysans et promulgué une loi qui instaure la renta dignidad [revenu dignité], une aide universelle de 25 dollars par mois financées à hauteur de 30% par les recettes issues de la taxe sur les hydrocarbures que perçoit l’Etat bolivien. »

Semana (Bogota), décembre 2007

 

 

« Avant, en Bolivie, les riches étaient au pouvoir et les pauvres luttaient contre leurs politiques d’inégalité. Et, maintenant que le gouvernement s’efforce de faire valoir les droits du peuple, l’oligarchie s’organise pour empêcher l’égalité sociale et interdire cette forme de démocratisation de l’économie citoyenne. [...] La nouvelle Constitution prévoit une économie communautaire, à laquelle participeront les associations, les coopératives, les entreprises collectives et communautaires. [...] Cette Constitution bouleverse de fond en comble un Etat colonial, un modèle néolibéral, et le peuple l’applaudit des deux mains. Tous les services fondamentaux doivent relever du service public et non d’entreprises privées. Il s’agit là d’une transformation en profondeur. Les ressources naturelles ne seront plus jamais privatisées ni sous-traitées. [...] Tout cela, c’est grâce aux luttes populaires, et surtout grâce à la nationalisation. »

le président bolivien Evo Morales, interviewé par Moisés Avila Roldan, El Mundo (Santa Cruz), décembre 2007 

 

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