LE SERF NICOLAS VISITE LE SUZERAIN GEORGES

Publié le par David L'Epée

Quelques extraits mortifiants du discours de Nicolas Sarkozy en visite chez son grand maître à la Maison Blanche. Pauvre France... Tout cela sonne un peu comme son éloge funèbre.

 
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« Dans la difficulté, dans l’épreuve, l’Amérique et la France ont toujours été côte à côte, elles se sont soutenues, elles se sont aidées, elles se sont battues chacune pour la liberté de l’autre. [...]

 

La France ne transigera pas avec la sécurité d’Israël. [...] 

 

Nos deux peuples se ressemblent et s’admirent, c’est pour cela qu’ils ont cette relation unique, une relation passionnée, jamais simple et pourtant si naturelle. Et je suis venu vous dire qu’on peut être l’ami de l’Amérique et gagner les élections en France. Ce n’est pas un miracle, c’est une réalité ! [...]

 

Le rêve américain, ce fut dès le départ de mettre en pratique ce que le Vieux Monde avait rêvé [...]

 

L’Amérique que nous aimons à travers le monde, c’est ce pays qui a cette capacité extraordinaire de donner à chacun une nouvelle chance. Car en Amérique l’échec n’est jamais définitif. [...]

 

A chaque fois que dans le monde tombe un soldat américain, je pense à ce que l’Amérique a fait pour la France, et je suis triste comme on est triste de perdre un membre de sa famille  »

 

Jack Dion, journaliste à Marianne (numéro du 10 au 16 novembre), porte sur ce discours un jugement que je partage entièrement :

 

« Deux discours feront date dans l’histoire des relations franco-américaines : celui prononcé par Dominique de Villepin, alors Premier ministre, condamnant la guerre d’Irak devant l’Assemblée générale des Nations Unies, en février 2003. Celui de Nicolas Sarkozy, le mercredi 7 novembre 2007, devant le Congrès américain, oubliant la guerre d’Irak. Le premier était dans la lignée de la France gaulliste, indépendante, parlant d’égal à égal avec l’Amérique. Le second achève un virage atlantiste qui pourrait ramener notre pays au rang d’aligné. Victor Hugo disait : "Quand la France parle, le monde écoute". Encore faut-il qu’elle ait quelque chose de puissant, de fort, d’indépendant à dire. »

 

Le jugement d’Olivier Brisson, chroniqueur à Politis (numéro du 15 novembre) est, lui aussi, sans appel :

 

« Bush, qui a perdu son caniche anglais, l’a remplacé par un pittbull français. »

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