BLACK BLOCKS : LE MATIN EN PLEIN FANTASME

Publié le par David L'Epée

Tentatives de compréhension après les émeutes bernoises de ce samedi :

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« Qui se cache sous les cagoules? Qui s'habille en noir? Des "soldats" commandés par un groupuscule de vieux révolutionnaires professionnels, affirment les experts des services de renseignements. Une foule totalement hétéroclite allant du redskin au squatter écolo, ajoutent les connaisseurs du milieu.

Premier enseignement: les assauts des Black Blocks sont la plupart du temps méthodiquement organisés. Il n'y paraît pas toujours, mais des têtes pensantes préparent bel et bien, en coulisses, les actions à mener. [...] Un commandement – constitué d'une douzaine de militants basés à Zurich et regroupés dans un mouvement appelé Reconstruction Révolutionnaire – officie comme éminence grise. Activistes de la première heure, âgés de plus de 50 ans, ils conservent des liens avec plusieurs groupes terroristes européens. [...] La Coordination anti-OMC sise à Berne joue parfois aussi ce rôle de direction des Black Blocks.

 

Les idéologues délèguent à un noyau d'une centaine de militants l'organisation du déploiement des forces sur le terrain. Ces cadres opérationnels communiquent les plans adoptés – l'heure à laquelle certains Black Blocks devaient se retrouver face au cortège de l'UDC, par exemple – par Internet et via SMS. Ils sont eux-mêmes aux commandes d'un "réseau de connaissances personnelles", divisé en deux catégories d'activistes plus ou moins politisés de toute la Suisse, souvent très jeunes. "Agés en général d'une vingtaine d'années, ces activistes servent de soldats qu'on fait descendre dans la rue", explique Jürg Bühler [vice-président du Service d’analyse et de prévention de l’Office fédéral de la police]. En mai dernier, le SAP estimait à 2000 le nombre de Black Block mobilisables en Suisse. Ils étaient seulement 850 il y a trois ans. »

 

Le Matin, 9 octobre 2007

 

Plus sérieusement, si vous souhaitez lire un papier un peu plus fiable sur la question des Blacks Blocs en Suisse, je vous renvoie à l’interview d’un activiste que j’avais réalisé en 2007 à la suite des casses à Genève et à Lausanne autour du G8 et que j’avais publié dans L’Hebdo. Stepan, "guérillero" et idéologue d’un black block local, s’exprimait longuement sur les motivations de ce type d’actions violentes et d’atteintes à la propriété. On en pensera ce qu’on veut, mais au moins j’ai tenu à ce qu’on les laisse s’exprimer. Le numéro de l’Hebdo est commandable ici : Black  Block   "le  plaisir  que  provoque  la  pratique  active  de  l’anarchie"  par David L’Epée

Publié dans Suisse

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Seiler 20/08/2010 12:57


C'est ça la gauche ? Bravos .... Cramage de voitures, drapeaux communistes drapeaux anarchistes ... Vive le Fn !!!!!!!!! Le social, C'est le Front National !