SARKOZY : AMERICANOPHILE ET ANTI-FRANCE

Publié le par David L'Epée

« Je suis fière de ne pas avoir une seule goutte de sang français dans les veines ! » s’était vantée Cécilia Sarkozy il y a quelques mois dans un entretien accordé à Libération. De la part de n’importe qui, c’est une forme désagréable de racisme ; de la part de la femme du chef de l’Etat, c’est inacceptable. C’est inacceptable et révélateur du travail de sabotage contre la France entrepris par le nouveau président depuis son accession au pouvoir. Son objectif est clair : balayer tout ce qui pouvait faire jusqu’alors la grandeur et la fierté du pays et l’américaniser en vitesse accélérée, afin d’assurer en Europe – déjà économiquement et culturellement très colonisée – une avant-garde docile, un comptoir colonial désincarné et sans couleur.

 

Dans l’article du New-York Times ci-dessous, on trouve un bon résumé des mutations à l’oeuvre et de ce qui caractérise Sarkozy : l’atlantisme, la haine du pays réel (notamment de la paysannerie et du petit peuple en général), une décomplexion totale face au capitalisme, un goût prononcé pour le mode de vie luxueux des élites financières, un sionisme enragé matiné d’islamophobie et de russophobei et  une absence totale de culture – dans le sens français du terme. La presse américaine, bien sûr, s’en félicite.


 

« S’enthousiasmer pour les Etats-Unis était impensable pour un leader politique français, car c’eût été céder au capitalisme façon Far West, à l’hégémonie et à la vulgarité anglo-saxonne. [...] Les vacances de Sarkozy dans le New Hampshire, son américanophilie empressée, son jogging avec Ipod et son style rentre-dedans ont changé tout cela.

 

Aucun président français ne pouvait se permettre d’avoir l’air mal à l’aise en flattant l’arrière-train d’une vache. Ce geste, accompli rituellement tous les ans au Salon de l’agriculture, exprimait l’attachement du leader à la terre et à la France profonde. Mais les seules vaches que connaît Sarko, citadin par excellence, sont celles qu’on voit sur les boîtes de fromage. [...]

 

Comme les Français ont tendance à penser que la richesse équivaut au vol, ou à peu près, ils restaient discrets. Sarkozy, avec ses rolex et son faible pour les yachts de ses amis millionnaires, a diffusé ce message : vive l’argent !

 

Pour diriger la France, il fallait être cultivé. Les références livresques de Mitterand et ses déclarations obscures le plaçaient très au-dessus de la mêlée. Chirac nourrissait une passion raffinée pour le Japon [ NDLR : Il s’agit bien sûr de la Chine et non pas du Japon, mais il faut croire que pour être journaliste au New-York Times, il n’y a pas non plus besoin d’être cultivé. ]. La culture – comme les vaches, mais à un autre niveau – permettait d’être en phase avec l’éternel français. Sarko, mordu de cinéma américain, se sent plus à l’aise avec Johnny Hallyday qu’avec Jean-Paul Sartre.

 

Par ses liens traditionnels avec le Moyen-Orient, la France n’a jamais eu de très bonnes relations avec Israël. Aujourd’hui, Sarkozy, ouvertement pro-israélien, déclare qu’"un Iran avec la bombe ou le bombardement de l’Iran" est peut-être la terrible alternative qui nous attend. [...]

 

Aux yeux de la France, Moscou était le contrepoids politique des Etats-Unis. Durant de nombreuses années, la gauche française s’est demandé quel était le pire de ces deux maux : le totalitarisme soviétique ou l’impérialisme américain. [...] Sarkozy le dit sans ambage : la démocratie américaine vaut bien mieux que l’autoritarisme russe. »

 

Roger Cohen, New-York Times, septembre 2007

  

 


vidéo : Philippe Sollers évoque avec dérision les nouvelles dérives atlantistes du gouvernement Sarkozy.

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