EVO MORALES MONTE AU FRONT

Publié le par David L'Epée

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« Lors de son discours prononcé devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président bolivien Evo Morales a demandé la "délocalisation du siège des Nations unies". "Pendant vingt minutes, il a critiqué le concept de mondialisation gérée par les Etats-Unis", rapporte le quotidien de La Paz La Razon. Le chef de l'Etat bolivien s'est plaint des difficultés rencontrées par les membres de sa délégation pour obtenir des visas en vue de se rendre à New York. Morales affirme ainsi : "Mes ministres indiens sont soumis à des contrôles heure par heure, et certains d'entre nous ont reçu des menaces du maître de maison, le président George Bush." Et d'ajouter : "Sérieusement, si cela continue, je pense que nous, les présidents, les nations, devons penser à déplacer le siège des Nations unies." »

 

Le Courrier International, septembre 2007

 

 

« La visite en Bolivie, jeudi 27 septembre, du chef d'Etat iranien Mahmoud Ahmadinejad soulève la polémique. Les deux pays doivent rétablir des relations diplomatiques et signer des accords commerciaux. Mais en recevant son homologue iranien, le président Evo Morales entend surtout montrer qu'il fait partie du club des pays riches en ressources énergétiques et opposés aux Etats-Unis. Le Movimiento al Socialismo (MAS), parti au pouvoir en Bolivie, assure que la visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad permettra de consolider un "bloc alternatif" contre l'hégémonie des Etats-Unis à l'échelle mondiale et régionale, formé de la Bolivie, du Venezuela et de la république islamique d'Iran.

 

Le vice-président Alvaro García Linera a reconnu que la venue d'Ahmadinejad avait à voir avec un "projet politique". [...] Pour le sénateur du MAS Gastón Cornejo, il existe des objectifs communs pouvant justifier un accord stratégique : "Ces pays forment un bloc contestataire contre les Etats-Unis et disposent tous de grandes réserves de ressources naturelles non renouvelables. Dans ces trois pays, nous mettons en cause le système néolibéral, le capitalisme mondialisateur et la violence qu'engendrent les Etats-Unis dans d'autres pays du monde." Ce parlementaire de la majorité souligne par ailleurs que la pensée du président Ahmadinejad et celle du Vénézuélien Chávez concordent avec certaines des politiques d'Evo Morales et du MAS, notamment sur l'idée de nations favorisant l'humanitaire et la non-violence, le respect de toutes les cultures ou encore le dépassement du capitalisme dans le monde. A cette volonté de changement mondial s'associent également l'Equatorien Rafael Correa et le Cubain Fidel Castro, précise Gastón Cornejo. Si ces objectifs sont des "idéaux", le sénateur du MAS estime que la consolidation du bloc par l'arrivée de ces nouveaux pays non alignés peut se traduire par des bouleversements mondiaux : "Ils sont d'ailleurs déjà perceptibles en Bolivie." »

 

La Prensa, Bolivie, septembre 2007

Publié dans Amériques

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