Jeudi 24 avril 2008

Chers lecteurs,

 

Comme beaucoup d’entre vous le savaient, le but du blog Côté Rue, outre de constituer une plateforme d’information et de réflexion alternatives sur notre société, était de réunir un nombre suffisant de personnes motivées pour lancer un vrai projet politique sur la ligne sociale et souverainiste tracée jour après jour sur ces pages. C’est maintenant chose faite.

 

Suite à divers contacts avec Egalité & Réconciliation et à un important travail de fond en Suisse romande, je suis en mesure de vous annoncer la création d’Unité Populaire, mouvement socialiste et patriote dont vous aurez l’occasion d’entendre souvent parler dans les prochaines années.

 

Vous êtes Suisse et les idées de Côté Rue et d’E&R vous intéressent ? N’hésitez pas à nous rejoindre, vous êtes toutes et tous les bienvenus pour cette nouvelle aventure. Retrouvez-nous sur notre site ! 

 

David L’Epée, 23 avril 2008

 

 

par David L'Epée
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Lundi 21 avril 2008

Quotidien du Peuple, février 2008 :



« Il est impératif pour la Russie d’affirmer clairement son opposition à un monde unipolaire et de se positionner en tant qu’Etat cherchant à promouvoir la démocratisation des relations internationales. Tirant les leçons de l’Histoire, la Russie fait preuve d’une extrême fermeté, non pour s’engager dans une guerre froide, mais pour amener l’Occident à la respecter et à construire avec elle des relations de partenariat sur un pied d’égalité. »


Shen Jiru, professeur au Centre de recherches sur la politique et l’économie de l’Académie des sciences sociales de Chine

 

 


« Le développement des relations amicales [de la Russie] avec la Chine revêt une importance considérable. La Russie a besoin de l’aide de la Chine pour retrouver son statut de grande puissance et contrer les Etats-Unis dans leur stratégie d’hégémonie planétaire. Ces dernières années, la Russie a approfondi sa relation avec de nombreux pays d’Orient, dont la Chine. Elle cherche à surfer sur la vague de leur boom économique et à se servir de leur appui pour se poser en concurrente des nations occidentales et procéder à des "attaques mesurées" afin de percer la muraille dressée autour d’elle par les Etats-Unis et les pays européens. »


Wang Zhengquan, professeur à l’Institut des relations internationales de l’Université du Peuple de Pékin

 


Sur le même sujet :
   Résistances  Anti-Impérialistes     le  Rapprochement  Sino-Russe :  le  Début  d’un  Nouveau  Front     le  Front  Sino-Russe     Echanges  Chine-Russie
 

 

par David L'Epée publié dans : international
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Lundi 21 avril 2008

« On a pu assister en France, dans les années 1980 et 1990, à la conversion d’une partie de l’intelligentsia au modèle de la société pluriethnique, dite société multiculturelle. L’idéologie multiculturaliste est défendue à la fois comme méthode de lutte antiraciste et comme une évolution nécessaire de l’État-nation à la française. Cette conversion à l’utopie du métissage culturel d’une fraction importante de l’élite politico-intellectuelle, au nom du "pluralisme" ou de la "tolérance" et des "idées progressistes", requiert un examen critique, car elle offre un soutien à la politique séparatiste suivie par les minorités militantes se référant à leurs respectives identités ethniques ou ethno-religieuses comme à des valeurs en soi qu’il faudrait à ce titre préserver absolument. Le multiculturalisme politique – ou la politique des identités – se fonde sur un principe fondamental, celui du respect inconditionnel du "droit à la différence" des communautés minoritaires, présumées victimisées, et revendiquant le droit de vivre et de penser selon leurs valeurs et leurs normes identitaires respectives. Le multiculturalisme politique constitue donc, au sens strict, un modèle de société multicommunautaire, qui s’oppose sur l’essentiel au modèle républicain de la nation marquée par l’idéal régulateur de l’intégration et par le principe de laïcité. Il favorise enfin la coexistence de communautés à base ethnique, linguistique ou religieuse, aux valeurs et aux normes différentes, voire incompatibles entre elles. Ces communautés de divers ordres risquent d’entrer en conflit, soit par le choc de leurs croyances respectives, soit par la quête de leurs intérêts respectifs. L’espace public risque ainsi de se transformer insensiblement en espace conflictuel. »


Pierre-André Taguieff, "La République enlisée", Éditions des Syrte, 2005


Sur l’auteur :  un  Libre  Penseur :  Pierre-André  Taguieff

par David L'Epée publié dans : livres
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Lundi 21 avril 2008

« En Russie, en Biélorussie, en Serbie, en effet, l'évolution des communistes se fait moins en direction de la social-démocratie compradore et du libéralisme qu'en direction du nationalisme populaire et révolutionnaire. [...] Plus l'Ultra-Occident pentagoniste se montrera intransigeant et odieux, plus le rapprochement entre les communistes et les nationalistes sera facilité, pouvant aller jusqu'à la fusion et déboucher sur une intéressante synthèse des pôles opposés. A ce moment-là, il ne s'agira plus seulement de tactique mais la force nouvelle d'une troisième position, modèle pour tout le continent européen, sera née. »

 

Bataille Yves, L'Europe Communautaire, octobre 1999

par David L'Epée publié dans : analyse
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Lundi 21 avril 2008

« Dans la salle, les conversations étaient abolies. Les yeux seuls essayaient de se parler, en vain. Dans les cerveaux des danseurs, les connexions rationnelles avaient dû être débranchées. L’humour, le charme, l’ironie, qui accompagnaient jadis la musique, avaient été laissés au vestiaire avec les vestes et les manteaux. Le seul langage autorisé était celui des corps. Ceux-ci ne s’épousaient pas comme avec le tango et ces danses sorties des bordels. Avec le rock, les mains se quittaient et se retrouvaient, comme si la génération du baby-boom avait voulu ainsi marquer qu’elle serait celle de l’indétermination sexuelle et du divorce de masse. La victoire du rythme binaire consacrait le règne de la masturbation et du cinéma pornographique. Les corps ne se mêlaient pas, ne se touchaient ni ne se frôlaient, chacun restait dans son coin et s’agitait, comme pris de transe. On mimait l’acte de va-et-vient sans retenue, solitairement. Mais chacun s’observait, se reluquait sans vergogne, comme si on jaugeait les capacités sexuelles des uns et des autres pour déterminer qui serait l’étalon le plus vigoureux et les juments à la croupe la plus accueillante. »

 

Eric Zemmour, "Petit Frère", Denoël, 2008, p. 172-173

 

Du même auteur :    «  j’Avais  Négligé  les  Leçons  du  Grand  Marx »    les  Juifs  et  la  République    Qu’est-ce  qu’un  Réactionnaire ?

par David L'Epée publié dans : livres
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Vendredi 18 avril 2008

« Il ne se passe plus de jour sans que la radio me réveille sur les mots "Shoah", "enfants" et "devoir de mémoire". Un peu plus tard dans la matinée, je prends connaissance des journaux, et il est assez rare de ne pas y trouver au moins un gros titre comportant le mot "juif". Le soir, il y a des débats à la télé, et le même sujet revient, encore et toujours. En plaçant le martyr juif au centre d’un culte imposé à la société tout entière, on retrouvera vite la figure du juif coupable.

 

Relisez lentement ce paragraphe introductif, je vous prie, et demandez-vous si je ne suis pas tombé sur la tête de provoquer ainsi tous les farouches gardiens du temple en faction à chaque créneau médiatique : l’accusation d’antisémitisme vous tombe dessus pour bien moins que ça. Mais non, je ne suis pas fou, ni suicidaire, seulement distrait : j’ai oublié les guillemets. Ce brûlot n’est pas le mien, c’est une citation de la dernière chronique de Guy Konopnicki dans Marianne. Konopnicki n’est pas suspect de renier quoi que ce soit de son identité juive, de ses racines, ni les atrocités subies par son peuple. Par ailleurs bien français, limite franchouillard, qui ne raterait pas un tiercé-quinté plus, parigot-tête-de-veau nostalgique du Paname de son enfance de titi, et ex-stalinien repenti tourné républicain farouche : un type plutôt sympa somme toute (je dis ça sans le connaître vraiment, juste pour le lire régulièrement). Et donc, dans la France d’aujourd’hui, le juif Konop écrit dans sa gazette ce que le goy Langlois ne pourrait écrire dans la sienne sans qu’on lui tombe sur le râble. C’est comme ça ! »

 

Bernard Langlois, Politis, du 6 au 12 mars 2008

par David L'Epée publié dans : polémiques
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Vendredi 18 avril 2008

Un passage du grand romancier américain Ray Bradbury (auteur notamment de Fahrenheit 451 sur la criminalisation du livre dans un monde futur) qui imagine pour les environs de 2006, plusieurs décennies avant, certains changements qui pourraient affecter notre société. Il s’agit bien sûr de science-fiction apocalyptique, mais tout n’est pas si faux dans sa vision d’une censure moderne, de l’apparition d’un nouveau politiquement correct et du pouvoir grandissant donné aux communautés aux dépens de l’intérêt général.

 

 

« Ça a commencé en douceur. En 1999, ce n’était qu’un grain de sable. On s’est mis à censurer les dessins humoristiques, puis les romans policiers, et naturellement les films, d’une façon ou d’une autre, sous la pression de tel ou tel groupe, au nom de telle orientation politique, tels préjugés religieux, telles revendications particulières ; il y avait toujours une minorité qui redoutait quelque chose, et une grande majorité ayant peur du noir, peur du futur, peur du passé, peur du présent, peur d’elle-meme et de son ombre. Peur du mot "politique" (qui était, parait-il, redevenu synonyme de communisme dans les milieux les plus réactionnaires, un mot qu’on ne pouvait employer qu’au péril de sa vie). Et avec un tour de vis par-ci, un resserrage de boulon par-là, une pression, une traction, une éradication, l’art et la littérature sont devenus une immense coulée de caramel mou, un méli-mélo de tresses et de noeuds lancés dans toutes les directions, jusqu’à en perdre toute élasticité et toute saveur. Ensuite, les caméras ont cessé de tourner, les salles de spectacle se sont éteintes, et les imprimeries d’où sortait un flot niagaresque de lecture n’ont plus distillé qu’un filet inoffensif de produits "épurés". Oh, le mot "évasion" aussi était extrémiste, faites-moi confiance ! [...]

 

Chacun, disait-on, devait regarder la réalité en face. Se concentrer sur l’Ici et le Maintenant ! Tout ce qui ne s’y conformait pas devait disparaitre. Tous les beaux mensonges littéraires, tous les transports de l’imagination devaient être abattus en plein vol ! Alors on les a alignés contre un mur de bibliothèques un dimanche matin de 2006 ; on les a tous alignés, le Père Noel, le Cavalier sans tête, Blanche-Neige, le Petit Poucet, ma Mère l’Oie – oh, quelle lamentation ! Et on les a abattus. On a brûlé les chateaux en papier, les grenouilles enchantées, les vieux rois, tous ceux qui "vécurent toujours heureux" (car naturellement, il était bien connu que personne ne vivait toujours heureux !) et "il était une fois" est devenu "plus jamais". On a dispersé les cendres de Rickshaw, le fantome ainsi que les décombres du pays d’Oz ; on a désossé Clinda la bonne et Ozma, fait voler la polychromie en éclats dans un spectroscope, et meringué chaque Tête de Citrouille pour les servir au bal des Biologistes ! La tige du haricot magique est morte étouffée sous les ronces de la bureaucratie ! La Belle au Bois-Dormant s’est réveillée au baiser d’un scientifique pour expirer sous la piqure fatale de sa seringue. Ils ont fait boire à Alice une potion qui l’a fait rapetisser au point qu’elle ne pouvait plus s’écrier : "De plus en plus curieux", et d’un coup de marteau, ils ont fracassé le Miroir et chassé tous les Rois rouges et toutes les Huitres. »

 

 

Ray Bradbury, "Usher II" in. "Chroniques Martiennes", Denoel, 1997, p.210-212

 

 

Sur un sujet similaire :  Mieux  que  la  Censure :  la  Saturation

par David L'Epée
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Vendredi 18 avril 2008

 

« Je me sens libre de donner le sens que je veux à mon destin. [...] Je suis reconnaissant à Poutine d’avoir remis le pays sur les rails. Il a bien utilisé les ressources naturelles du pays. Et il se montre intraitable vis-à-vis des pays étrangers. Sur ce plan, je l’approuve, je suis convaincu qu’à sa manière, dure et sévère, il agit pour le bien du pays. »

Michel Borisov, 32 ans, enseignant

 

« Notre situation, et aussi celle du pays, s’améliorent. Nous avons beaucoup de respect pour le président Poutine, et on ne comprend d’ailleurs pas pourquoi l’Europe a une attitude si négative à son égard. Il a défendu notre pays vis-à-vis de l’étranger, il l’a tiré du chaos, il l’a conduit sur la voie du développement et du progrès. Pour la plupart des Russes, c’est une évidence. Mais c’est peut-être pour ça que vous ne l’aimez pas. »

Alena et Guilena, 23 et 24 ans, responsables du personnel

 

« La vie est devenue plus intéressante, il y a des perspectives. Sous Gorbatchev, c’était l’horreur ; sous Eltsine, c’était le chaos. [...] Un certain ordre est en train de se mettre en place. Même les campagnes commencent à en bénéficier. Ce que j’attends en priorité d’un gouvernement, c’est la stabilité, et il faut reconnaître que Poutine a su l’installer. »

Evgueni Guelni, 42 ans, chauffeur

 

« Peut-être après toutes ces années d’anarchie, cette période transitoire et cette reprise en main étaient-elles nécessaires. Il fallait remettre les oligarques au pas. Aujourd’hui, avec Medvedev, on va entrer dans une deuxième phase de redressement. »

Vladimir, 33 ans, commerçant, et Julia, 24 ans, juriste

 

« On a retrouvé une réelle stabilité. Au moins Poutine a remis de l’ordre, on sait où on va. Après toutes ces années noires, il était temps ! »

Vassili Guibovitch, 67 ans, ouvrier retraité

 

Le Nouvel Observateur, 5 mars 2008

par David L'Epée publié dans : Russie
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Vendredi 18 avril 2008

« Tandis que [la religion] prône un mode de vie simple et détaché des biens matériels, [la publicité] est motivée par une logique mercantiliste qui pousse à la consommation. Deux mondes, donc, que tout semble opposer. Pourquoi, dès lors, la publicité a-t-elle besoin de la religion ? Comment la récupère-t-elle ? La religion souffre-t-elle de ces emprunts ? Ceux-ci sont-ils préjudiciables ? [...] L'utilisation de Dieu dans la publicité reflète l'état de notre société. Et ce miroir nous renvoie essentiellement un nivellement des valeurs, une méconnaissance des textes bibliques, la désacralisation de la religion (essentiellement chrétienne) et le bricolage religieux auquel s'adonnent les contemporains. L'instrumentalisation du sacré n'a qu'un but : sacraliser le produit. Et en sacralisant des objets, ou des comportements, la publicité tend à devenir une sorte de guide qui propose des morales, des éthiques et des attitudes diverses, auxquelles le consommateur est libre d'adhérer.


Pour parvenir à ses fins, la publicité utilise essentiellement le registre iconoclaste ou transgressif. Par exemple, les publicitaires affectionnent aujourd'hui davantage la figure du diable que celle de l'ange. Le démon incarne en effet mieux les valeurs individualistes de notre époque : dépassement des conventions, refus des lois, émancipation des tabous, réussite sociale, etc. Cet usage décalé de la figure du Mal et de symboles religieux indique que la société poursuit sa sécularisation, et non un retour du religieux ou la permanence du poids culturel du fond religieux. De plus, la publicité contribue aux progrès de la sécularisation et au recul des connaissances bibliques par son usage caricatural des grands textes religieux. Elle ravive certes la mémoire de certains textes, mais souvent en les dénaturant. »

 

 

Patricia Briel, "Dieu et la pub : liaison dangereuse", Le Temps, 2 avril 2008

par David L'Epée publié dans : analyse
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Dimanche 13 avril 2008

« La ceinture rouge de Paris pensait couler encore d’heureux jours communistes. C’était compter sans les bobos qui noyautent ces bastions. [...] L’essor de cette catégorie sociale dite des bobos (bourgeois en raison de leur niveau de revenus, bohèmes par leur style de vie) a provoqué, à la fin des années 1990, un séisme politique qui a fini par faire perdre la Mairie de Paris à la droite. Aujourd’hui, les bobos s’installent en banlieue, où ils achètent lofts, ateliers désaffectés, combles et entrepôts de la “ceinture rouge” de la capitale. Et leur arrivée entraîne un nouveau séisme, mais cette fois-ci à gauche. Montreuil, ville ouvrière adossée au flanc est de Paris et connue pour accueillir l’imposant siège social de la CGT, est à l’épicentre du tremblement de terre bobo. Graphistes, plasticiens, journalistes de renom, génies de l’informatique et ingénieurs commerciaux fortunés en ont fait leur lieu de résidence. L’arrivée dans la banlieue rouge de ces jeunes actifs, héritiers aussi bien des yuppies des années 1980 que des hippies des années 1970 qui rejettent le style de vie traditionnel de leurs bourgeois de parents, est à l’origine d’un boule­versement démographique, immobilier et politique particulièrement sensible à Montreuil. [...] Bouleversement immobilier aussi, car les prix du mètre carré habitable dans cette ville limitrophe de Paris, y compris pour les ouvriers et les précaires, se sont envolés en quelques années, avec, pour 2007 seulement, une hausse de 14,3 %. Et le changement est aussi politique : l’électorat, traditionnellement accaparé par le Parti communiste français, commence à prendre des teintes roses et vertes et aiguise les appétits des socialistes et des écologistes. [...]


Professeur à l’université de Nanterre, Jacques Donzelot voit dans le phénomène des bobos banlieusards la naissance d’une troisième fracture urbaine, dans une France déjà ébranlée par un choc entre, d’une part, les villes et les banlieues bourgeoises et, d’autre part, les cités-dortoirs très défavorisées. A Paris, analyse ce sociologue de l’urbain, la domination des bobos a aggravé les deux “cauchemars sociaux des classes moyennes : la menace qu’ils croient subir de la part des habitants des cités et le rejet qu’ils croient subir de la part des habitants des quartiers aisés”. [...] Et voilà aujourd’hui qu’apparaît, selon Jacques Donzelot, une troisième fracture : “La construction d’un espace urbain sélectif, où une population aisée de manipulateurs de symboles (yuppies, bobos et intellectuels riches), avides de quartiers populaires, fera en sorte de maintenir les apparences populaires mais obligera la population pauvre à partir, chassée par la flambée des prix de l’immobilier.” »



André Pérez, Publico (Espagne), mars 2008

par David L'Epée publié dans : Europe
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Texte Libre

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nom :
L'Epée

 

prénom : David

 

date de naissance : 28.02.1983

 

occupations : étudiant, journaliste autodidacte, essayiste, travaille aussi dans l'enseignement

 

faits d’armes : ancien président du Parlement des Jeunes de Neuchâtel, ancien président du groupe Jeunesse SolidaritéS, co-fondateur et journaliste pour l’émission culturelle "Beside" sur Canal Alpha

 

projets : rédaction en cours d’un livre sur la Chine suite à un an passé dans ce pays : "Les Enfants de Yugong"

 

contact : david.lepee@hotmail.com

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